Parentalité, aide, burn-out maternel, solutions

Ça y est vous avez décidé de devenir maman…  Soucieuses de donner le meilleur et de répondre au mieux aux exigences de la société du « parent idéal », vous vous êtes projetées dans ce nouveau rôle : quelle mère ai-je envie d’être ?Quel père sera mon conjoint? Quelle éducation donner à mon enfant ? Comment vais-je faire ? Comment va être mon bébé ? Vais-je réussir à lui apporter ce que je souhaite ?  « Assurément ! » vous répondront certains proches, « il est naturel pour une femme d’avoir un enfant ! ». Mais la réalité est parfois bien différente ! 

Peu préparées, les mamans ont un temps d’hospitalisation en maternité de plus en plus court et les cours de préparation à l’accouchement donnent souvent peu de renseignement sur ce qui attendent les parents dans les semaines qui suivent le retour à la maison. Entre le rythme du bébé, difficilement « calé » dans les premières semaines, les angoisses de « ne pas bien faire », les nuits agitées et la fatigue qui s’installent, certains parents sont vite confrontés à une réalité qui les dépasse.  La préoccupation des mères est naturellement centrée sur les besoins de leur bébé, au détriment de leur propre besoin. Un sentiment d’enfermement et de solitude peuvent alors apparaître…

Qu’est ce que l’épuisement maternel ?

Entre l’organisation du quotidien à la maison et des enfants, certaines mères  tentent de répondre à l’ensemble des tâches et besoins de la famille dans un souci de perfection. Cette nécessité de tout gérer et maîtriser peut entraîner peu à peu un état de stress quotidien qui va s’installer durablement. Si l’enfant ne répond pas aux attentes de son parent, un sentiment d’échec peut naitre, accentuant cet état de stress. Des troubles du sommeil s’installent.

Impatiente, fatiguée, irritable, la maman peut alors avoir des comportements ou gestes qui lui paraissent inadaptés, voire qui lui font peur « je ne sais plus comment faire à part lui mettre la fessée. » « Je ne le supporte plus, j’ai envie de tout quitter et partir loin » « j’en peux plus d’entendre tout le temps du bruit, je veux être au calme ! ».

Par culpabilité ou sentiment d’être une mauvaise mère, il peut être  difficile de partager son vécu. Certaines mères vont craindre le jugement de leur conjoint, de leur famille ou vont se sentir incomprises. Des difficultés de couple peuvent également naître de cette incompréhension.

L’épuisement qu’il soit psychique, émotionnel et physique, mêlé à l’ambivalence des sentiments envers son enfant et son conjoint, peut générer beaucoup de souffrance.

Que faire ?

Il est important de rompre cet isolement et de chercher de l’aide dès que les premiers signes  apparaissent. La famille a un rôle très important dans le repérage de ces derniers car les mères ne se rendent pas toujours compte de l’état de stress dans lequel elles sont placées.

Différentes structures peuvent vous accompagner et vous aider :

  • La  Protection Maternelle Infantile (PMI) : chaque commune ou ville dispose d’un Centre Médico Social où des consultations sont proposées auprès d’un médecin ou d’une infirmière-puéricultrice. Pendant la grossesse, une sage-femme peut vous rencontrer à domicile. Ces consultations sont de véritables temps d’échanges et d’informations diverses. N’hésitez pas à contacter votre mairie pour obtenir l’adresse du centre le plus proche de chez vous.
  • Les lieux d’accueil parent(s)-enfant(s) : ce sont des lieux qui accueillent les familles avec leurs enfants. L’anonymat est respecté et des activités sont proposées. Ces temps d’échange permettent à l’enfant de se socialiser et aux parents de rencontrer des parents et professionnels pour échanger sur leurs expériences.
  • Des consultations psychologiques et/ ou médicales. Vous pouvez demander conseil à votre médecin traitant ou consulter un professionnel qui vous accompagnera à retrouver un état de mieux-être. Nous pensons notamment à un psychologue, psychiatre ou thérapeute familial. Des Centres Médico Psychologiques, structures dépendant du Centre Hospitalier Spécialisé de votre secteur, proposent des consultations auprès d’un psychiatre ou un psychologue.
     

N’oubliez pas: le parent « idéal » n’existe pas! Faire le deuil de la mère « parfaite » vous permettra de partager les tâches et de demander de l’aide afin de retrouver plaisir et sérénité dans votre rôle de maman…

 
Marion